Risque faible pour les entreprises
Canada
-
Risque économique
-
Risque des affaires
-
Risque politique
-
Risque commercial
-
Risque de financement
-
Risque économique
-
Risque des affaires
-
Risque politique
-
Risque commercial
-
Risque de financement
Situation économique
-
Risques conjoncturels
-
Risques de financement
-
Risques structurels de l’environnement commercial
-
Risques politiques
Le cycle à court terme du Canada est façonné par une croissance atténuée et des vents contraires extérieurs. La croissance du PIB devrait rester modérée en 2026 à +1,3-1,5 % et augmenter légèrement au-dessus de +2 % en 2027 à mesure que les conditions commerciales s’améliorent et que la consommation se redresse. L’inflation globale devrait rester proche de l’objectif de 2 % de la Banque du Canada, les pressions de l’inflation de base s’atténuant progressivement, bien que des hausses temporaires puissent survenir à mesure que les suppressions précoces de la taxe carbone s’estomperont et que la demande se stabilise. Un élan cyclique rigide persiste sur le marché du travail, avec un taux de chômage élevé par rapport à des niveaux historiquement bas, et une confiance des entreprises inégale face à l’incertitude extérieure et aux retards d’investissement. Les attentes des banques centrales issues des enquêtes récentes indiquent que les taux directeur devraient rester suspendus en 2026, reflétant ce contexte cyclique faible et l’équilibre entre le confinement de l’inflation et le soutien à la croissance. Les risques à la baisse incluent des tensions commerciales prolongées avec les États-Unis, ce qui pourrait intensifier les contractions des exportations et renforcer davantage les conditions financières.
Le gouvernement minoritaire prend des mesures pragmatiques pour faire face aux menaces commerciales et sécuritaires. Le budget 2026 inclut une augmentation des dépenses en infrastructures, défense, logement et IA, avec une légère augmentation du déficit budgétaire (les nouvelles dépenses des cinq prochaines années représentent 0,5 % du PIB cumulé) qui porterait la dette fédérale à un peu plus de 40 % du PIB. Le niveau d’investissement en capital est quatre fois supérieur à celui de la période 2011-2019. Bien que les décideurs et prêteurs canadiens aient soutenu la liquidité par la stabilisation des taux, de nombreuses entreprises disposent de faibles tampons de trésorerie et font face à un risque de refinancement à mesure que les échéances de la dette se regroupent. Le stress sur le crédit des entreprises et des ménages est devenu un risque financier notable. Les insolvabilités d’entreprises ont augmenté de +29 % en 2024, atteignant les niveaux les plus élevés depuis plus de dix ans et se concentrant principalement dans les secteurs de la construction, du transport et des services. Les défauts de paiement des entreprises se sont atténués en 2025 (-22 %) et leur fréquence devrait également diminuer en 2026-2027, de près de -10 % par an, bien que le niveau global restera environ +25 % supérieur à la moyenne d’avant la pandémie. Les insolvabilités des consommateurs ont suivi une tendance similaire alors que l’endettement des ménages reste élevé : le ratio dette/revenu des ménages canadiens s’est élargi à environ 175 % fin 2025, reflétant un emprunt soutenu par rapport aux revenus, ce qui pourrait accroître la sensibilité aux variations des taux d’intérêt. Bien que la pause des taux de la Banque du Canada sur les variations de taux pendant la majeure partie de 2026 réduise le risque de coût de service, le stress du refinancement persiste pour les emprunteurs qui offrent des prêts à taux plus élevés. Les conditions de crédit pourraient se resserrer davantage si la croissance déçoit ou si les pressions extérieures se réintensifient, amplifiant les risques de défaut et de restructuration dans tous les secteurs.
L’environnement structurel canadien reste fondamentalement solide, soutenu par des institutions transparentes, un traitement fiscal compétitif pour l’investissement et des taux d’imposition des sociétés relativement bas. Cependant, des contraintes structurelles à moyen terme persistent. La croissance de la productivité accuse un retard par rapport à ses pairs, limitant la production potentielle et freinant la compétitivité à long terme. Les entreprises sont confrontées à des défis pour étendre les technologies améliorant la productivité et pour remédier aux inégalités sectorielles en matière de compétences et d’allocation du capital. L’incertitude commerciale – en particulier concernant les révisions tarifaires américaines dans le cadre de l’USMCA – continue de nuire à l’intégration des chaînes d’approvisionnement et à la planification des investissements à long terme, alors même que les cadres politiques s’efforcent de maintenir l’accès au marché et d’attirer la diversification des partenaires exportateurs. Les problèmes structurels du marché du travail, notamment des pénuries de compétences dans des secteurs clés et un chômage relativement élevé des jeunes, entravent la flexibilité de la main-d’œuvre. La complexité réglementaire et politique autour de domaines tels que l’accessibilité au logement, la transition énergétique et les normes environnementales pose des risques supplémentaires de planification pour les entreprises qui s’adaptent aux normes nationales et internationales en évolution. Les efforts continus pour approfondir les incitations à l’investissement, encourager les clusters d’innovation et rationaliser les processus réglementaires pourraient renforcer la résilience structurelle, mais les progrès sont inégaux et lents par rapport aux défis de compétitivité.
Le système politique canadien reste stable en tant que démocratie mature, bien que la politique intérieure influencera l’orientation des politiques économiques. Les récents cycles électoraux fédéraux et les changements de direction du parti ont suscité des débats sur la fiscalité, l’immigration et la tarification du carbone, qui pourraient affecter la confiance des investisseurs et les priorités budgétaires. L’orientation politique vers la retenue budgétaire plutôt que le soutien ciblé pourrait osciller avec les résultats électoraux, créant une incertitude de planification pour les entreprises et les ménages. La politique commerciale reste un risque politique central : d’éventuelles négociations américaines liées aux tarifs et les résultats de la révision de l’USMCA pourraient réajuster l’intégration économique extérieure du Canada, avec des répercussions politiques pour les régions dépendantes des exportations. Les tensions entre provinces et fédérations autour du partage des recettes, de la politique de logement et du développement énergétique contribuent également à un paysage politique en couches. La volatilité géopolitique, incluant l’évolution de la politique commerciale américaine et la fragmentation plus large, pourrait exposer le Canada à des chocs externes nécessitant une agilité diplomatique et politique. Dans l’ensemble, la stabilité politique est intacte, mais la direction et le rythme des réformes, en particulier dans la politique budgétaire et la diversification commerciale, influenceront de manière significative les profils de risque à moyen terme.
Dan North, Économiste Sénior pour l'Amérique du Nord
Mis à jour en février 2026
Informations générales
Faites glisser pour en voir plus
| PIB | 2241,3 milliards USD (Classement mondial : 9, Banque mondiale 2025) /td> |
| Population | 41,3 millions (Classement mondial : 37, Banque mondiale 2025) |
| Forme de l'Etat | Monarchie constitutionnelle parlementaire |
| Chef du gouvernement | Mark Carney (Premier Ministre) |
| Prochaines élections | 2029 (legislative) |
Forces et faiblesses
Forces
- Économie très compétitive et ouverte, avec une gouvernance solide et des incitations à l’investissement
- Faible dette nette publique parmi les pairs du G7, favorisant la flexibilité budgétaire
- L’inflation s’est ancrée près de l’objectif, soutenant la stabilité financière
Faiblesses
- Baisse des exportations et d’investissement des entreprises qui freinent les tensions commerciales américaines
- Bilan des ménages tendu par des charges de dette élevées
- La croissance de la productivité reste faible par rapport à ses pairs, limitant la production potentielle
Structure commerciale
Structure commerciale par destination/origine
(% du total, 2024)
| Exportations | Rang | Importations |
|---|---|---|
|
États-Unis
76.4%
|
1 |
49.5%
États-Unis
|
|
Chine
3.8%
|
2 |
11.6%
Chine
|
|
Royaume-Uni
3.6%
|
3 |
6.2%
Mexique
|
|
Japon
1.9%
|
4 |
3.1%
Allemagne
|
|
Mexique
1.1%
|
5 |
2.7%
Japon
|
Structure commerciale par produit
(% du total, 2024)
| Exportations | Rang | Importations |
|---|---|---|
|
Pétrole, produits pétroliers et matières connexes
22.1%
|
1 |
15.9%
Véhicules routiers
|
|
Véhicules routiers
9.9%
|
2 |
5.7%
Machines, dispositifs et appareils électriques, n.c.a
|
|
Or, non monétaire (à l'exclusion des minerais et concentrés d'or)
5%
|
3 |
5.6%
Autres machines industrielles et pièces
|
|
Métaux non-ferreux
3.5%
|
4 |
5.5%
Pétrole, produits pétroliers et matériaux connexes
|
|
Minerais métallifères et ferraille
3.1%
|
5 |
3.7%
Machines et équipements de production d’électricité
|
-
Afrique
-
Amériques
-
Asie-Pacifique
-
Europe de l'Ouest
-
Europe de l'Est
-
Europe du Sud
-
Moyen-Orient
Pays les plus consultés :
Pays les plus consultés :