Risque faible pour les entreprises
Pays-Bas
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Risque économique
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Risque des affaires
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Risque politique
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Risque commercial
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Risque de financement
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Risque économique
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Risque des affaires
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Risque politique
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Risque commercial
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Risque de financement
Situation économique
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Risques conjoncturels
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Risques de financement
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Risques structurels de l’environnement commercial
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Risques politiques
Le PIB devrait progresser légèrement plus que prévu initialement en 2025 (+1,7 %). L'économie a moins souffert des tensions commerciales internationales que prévu et les exportations ont fait preuve de résilience, notamment grâce à la composante des réexportations. Les dépenses publiques contribuent de manière significative à la croissance économique récente, mais la consommation des ménages demeure également un moteur de croissance stable. Parallèlement, la formation du nouveau gouvernement sera déterminante pour les perspectives d'investissement, qui ont pâti d'une incertitude prolongée. Pour l'avenir, l'évolution du contexte international continuera de jouer un rôle crucial pour l'économie néerlandaise, largement ouverte sur l'extérieur. Dans l'ensemble, nous anticipons une croissance de l'activité économique néerlandaise de +1,3 % en 2026 et de +1,4 % en 2027.
L'inflation recule, mais demeure supérieure à la moyenne de la zone euro (+3,3 % en moyenne en 2025, contre 2,1 % pour la zone euro) ; la demande de produits et de main-d'œuvre aux Pays-Bas est relativement soutenue, ce qui tire les prix et les salaires à la hausse. La croissance des prix ne devrait converger vers la cible de 2 % de la BCE qu'à l'horizon 2027.
Le marché du travail néerlandais demeure relativement tendu. Toutefois, les taux de vacance de postes s'assouplissent progressivement par rapport au sommet historique atteint en 2022, bien qu'à un rythme beaucoup plus modéré que dans les autres pays de la zone euro. Une pénurie de personnel est signalée dans divers secteurs tels que les TIC, la construction, la santé et l'éducation sous l'effet du vieillissement de la population, d'une forte demande et d'une inadéquation entre les compétences disponibles et les exigences des postes. Le contexte d'inflation élevée et la tension du marché du travail continuent de soutenir une croissance soutenue des salaires. Le gouvernement a par ailleurs pris des mesures en faveur des travailleurs à faibles revenus en augmentant le salaire minimum, ce qui accentue la pression sur les coûts de main-d'œuvre pour les employeurs.
Le budget 2026, présenté par le gouvernement de transition, propose peu de nouvelles mesures politiques et se concentre sur des ajustements fiscaux, des augmentations du salaire minimum et un soutien aux familles. Il prévoit un relèvement des seuils des tranches de l'impôt sur le revenu, une augmentation des crédits d'impôt généraux et de ceux destinés aux salariés, une hausse du salaire minimum, une réduction des allocations pour les chefs d'entreprise et un soutien accru à la garde d'enfants, parallèlement à des modifications concernant l'impôt sur les plus-values, les droits d'accise et les crédits d'impôt pour la R&D. Selon les estimations, le déficit budgétaire devrait atteindre 2,7 à 2,9 % du PIB en 2026 (contre 1,8 % en 2024). Les défaillances d'entreprises étaient déjà en bonne voie pour amorcer un net renversement de tendance à la baisse en 2025, la plupart des secteurs contribuant à cette diminution, à l'exception des services professionnels et du secteur de l'information et de la communication. Environ 3 700 cas (-15 % en glissement annuel) sont attendus pour l'ensemble de l'année, soit un chiffre légèrement inférieur à celui observé avant la pandémie, entre 2016 et 2019. Toutefois, nous anticipons une baisse limitée par la suite, car les effets différés des défis commerciaux, liés à l'intégration des Pays-Bas dans les chaînes d'approvisionnement mondiales ainsi que les incertitudes budgétaires dues à la fragmentation politique persistante, devraient peser sur l'économie. À ce stade, nous prévoyons que la baisse des insolvabilités ralentira en 2026 (-2 %, pour atteindre 3 560 cas) avant de reprendre de l'élan en 2027 (-4 %, pour atteindre 3 420 cas).
Les Pays-Bas disposent de l'un des environnements d'affaires les plus solides d'Europe, se classant constamment en tête des indices mondiaux de compétitivité. Le pays bénéficie d'infrastructures logistiques de classe mondiale, centrées sur le port de Rotterdam et l'aéroport de Schiphol, d'une main-d'œuvre multilingue hautement qualifiée, d'une excellente connectivité numérique, d'institutions efficaces et d'un faible niveau de corruption. Sa position stratégique de porte d'entrée de l'Europe, conjuguée à un écosystème d'innovation robuste, continue d'attirer des investissements étrangers considérables.
Cependant, plusieurs vulnérabilités structurelles exigent une attention particulière. Le marché du logement est confronté à une pénurie aiguë qui entraîne une hausse insoutenable des prix, limite la mobilité de la main-d'œuvre et affecte les jeunes actifs – des enjeux cruciaux pour une économie à forte intensité de connaissances. La tension sur le marché du travail a engendré une forte pénurie de compétences dans les secteurs de la technologie, de l'ingénierie et de la santé, tandis que le vieillissement de la population met à rude épreuve les systèmes de retraite et de santé. La sécurité énergétique est devenue une préoccupation majeure suite à la fermeture du gisement gazier de Groningue, ce qui accroît la dépendance aux importations et l'exposition aux fluctuations des prix. La crise des émissions d'azote freine les activités de construction et agricoles, créant une incertitude réglementaire qui influence les décisions d'investissement. L'ouverture de l'économie, bien qu'elle constitue traditionnellement un atout, la rend également vulnérable aux perturbations du commerce mondial. Par ailleurs, le régime fiscal avantageux pour les entreprises fait l'objet d'une surveillance internationale accrue. Relever les défis du logement, de la transition énergétique et du marché du travail, tout en préservant les avantages concurrentiels, sera essentiel pour maintenir le modèle économique des Pays-Bas et son attractivité pour les entreprises dans les années à venir.
La fragmentation politique signifie que le gouvernement demeure fragile et qu'il sera confronté à des défis tout au long de son mandat. Cette fragmentation politique, ancrée dans la durée, implique que la formation du gouvernement nécessite plusieurs mois d'intenses négociations, aboutissant à des gouvernements qui restent fragiles et font face à des défis constants tout au long de leur mandat. Le paysage politique néerlandais se caractérise par un système électoral hautement proportionnel qui produit systématiquement des coalitions multipartites, nécessitant souvent l'alliance de quatre partis ou plus pour obtenir une majorité parlementaire.
Maddalena Martini, Économiste Sénior pour l'Europe du Sud et le Benelux
Mis à jour en février 2026
Informations générales
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| PIB | 1227,5 milliards USD (Classement mondial : 18, Banque mondiale 2025) |
| Population | 18,0 millions (Classement mondial : 71, Banque mondiale 2025) |
| Forme de l'Etat | Monarchie constitutionnelle |
| Chef du gouvernement | Rob Jetten (Premier Ministre) |
| Prochaines élections | 2030 (Législative) |
Forces et faiblesses
Forces
- L'une des économies les plus ouvertes au monde, bénéficiant de sa situation stratégique
- Le marché du travail demeure relativement tendu
- Une économie ouverte, caractérisée par un niveau de vie élevé
- Des infrastructures bien développées
- Une solide croissance des salaires soutient la consommation privée
Faiblesses
- La fragmentation politique
- Les pénuries de main-d'œuvre persistent dans certains secteurs stratégiques
- Crise du logement à résoudre : demande toujours élevée et offre limitée
- Transition écologique très urgente, notamment pour l’indépendance aux énergies fossiles
- Forte dépendance aux exportations dans un contexte de faible croissance des partenaires commerciaux
Structure commerciale
Structure commerciale par destination/origine
(% du total, 2024)
| Exportations | Rang | Importations |
|---|---|---|
|
Allemagne
22.2%
|
1 |
15.2%
Allemagne
|
|
Belgique
12.5%
|
2 |
11.7%
Chine
|
|
France
8.7%
|
3 |
10.5%
États-Unis
|
|
Royaume-Uni
6.1%
|
4 |
8.2%
Belgique
|
|
États-Unis
5.1%
|
5 |
4.2%
Royaume-Uni
|
Structure commerciale par produit
(% du total, 2024)
| Exportations | Rang | Importations |
|---|---|---|
|
Pétrole, produits pétroliers et matières connexes
12.5%
|
1 |
14.3%
Pétrole, produits pétroliers et matières connexes
|
|
Produits médicaux et pharmaceutiques
6.2%
|
2 |
6.5%
Machines, dispositifs et appareils électriques, n.c.a
|
|
Machinerie spécialisée
5.2%
|
3 |
6%
Produits médicaux et pharmaceutiques
|
|
Machines, dispositifs et appareils électriques, n.c.a
4.8%
|
4 |
5.3%
Machines de bureau et machines automatiques de traitement de l'information
|
|
Appareils de télécommunication et d'enregistrement du son
4.2%
|
5 |
5.2%
Véhicules routiers
|
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Amériques
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Asie-Pacifique
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